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Comment la carte est calculée

Chaque matin, le site publie la météo du jour ; votre navigateur en déduit, pour chaque espèce, un indice entre 0 et 1 sur les forêts de France métropolitaine découpées en cases de 50 m, pour aujourd'hui et les sept jours suivants. En vue large, chaque pixel résume environ 1 km² ; en vous approchant, la carte affiche les cases elles-mêmes. Leur précision est celle des données qui les décrivent : fine pour le relief et les contours de forêt, plus grossière pour la météo, grossière pour la roche (voir plus bas).

Un produit de deux familles de facteurs

Indice = habitat × météo. Un produit et non une moyenne : chaque facteur peut à lui seul fermer la porte. Une forêt idéale sous une gelée ne donne rien, une semaine idéale dans un pré non plus.

Ce n'est pas une probabilité. Personne ne recense les endroits où les champignons ne poussent pas, et aucune base de données ne permettrait d'en calibrer une. L'indice classe les forêts entre elles et d'un jour à l'autre ; la page Face aux observations mesure s'il le fait mieux que le hasard.

Ce qui est habituel à cette date

Un verdict ne dit pas s'il sort de l'ordinaire. Début novembre, le pied-de-mouton est en bonnes conditions presque partout la plupart des années ; le cèpe, rarement. À côté du verdict, le site donne donc la part des jours où la météo de l'espèce (saison, pluie, sol et gel, sans l'habitat) lui est favorable à la même époque de l'année : assez pour rendre « bonne » une forêt qui lui convient bien. Elle est mesurée sur la météo passée, aux lieux où ont été observés les champignons de la vérification (le détail est dans le tableau des paramètres communs, plus bas). Aucune règle n'en dépend : c'est un repère pour lire le jour, pas un réglage.

Le relief corrige la météo

La météo vient du modèle AROME de Météo-France, sur une grille de 2,5 km, pour les jours passés et les deux prochains ; au-delà, des modèles ARPEGE (environ 10 km) et de l'ECMWF (environ 25 km), qui fournit aussi la température du sol. En montagne, deux forêts séparées de 2 km peuvent avoir 1 000 m d'écart d'altitude : la température y est donc recalculée case par case, avec la baisse habituelle de la température avec l'altitude. L'exposition compte aussi : un versant sud a un sol un peu plus chaud et sèche plus vite, un versant nord reste frais et humide. C'est ce qui fait « descendre » la zone de pousse à mesure que l'automne avance, et la fait remonter en été quand le sol de plaine est trop chaud.

Grâce au délai entre la pluie et la pousse, la carte des jours suivants repose surtout sur la pluie déjà tombée : la prévision ne pèse vraiment que sur la température et le gel.

Comparée à 1 801 pluviomètres de Météo-France (automne 2025 et printemps 2026), la pluie d'AROME n'est pas biaisée en moyenne : elle est utilisée telle quelle.

Du nord au sud

Les saisons et les plafonds d'altitude ont été écrits pour la Haute-Savoie (46° N). Ailleurs, ils suivent la loi bioclimatique de Hopkins : par degré de latitude vers le sud, le printemps arrive environ 4 jours plus tôt, l'automne finit 4 jours plus tard, et la forêt monte de 122 m. Il n'y a pas d'altitude minimale : toutes ces espèces poussent jusqu'au bord de la mer.

Les règles, espèce par espèce

Les seuils sont des ordres de grandeur tirés des guides de terrain et de la littérature sur la fructification. Ils n'ont pas été ajustés sur les observations, qui sont trop peu nombreuses pour cela : elles servent à vérifier, pas à régler.

Chargement des règles…

Communs à toutes les espèces

Ce que la carte ne sait pas

Références